L’eau potable est le produit alimentaire le plus contrôlé en France, elle doit respecter des critères de qualité stricts définis par la réglementation afin d’assurer la sécurité sanitaire des consommateurs. En tant que service public d’eau potable, le Syndicat d’Eau de l’Anjou a pour mission de garantir la distribution d’une eau sûre et de qualité à ses usagers.
Potabilité de l’eau
La potabilité de l’eau est définie selon 63 critères répartis en 5 grandes classes :
- Critères physico-chimiques (pH, T°, dureté, conductivité, …)
- Critères organoleptiques (couleur, odeur, goût, …)
- Critères microbiologiques (germes pathogènes, virus, bactéries, parasites, …)
- Critères liés aux substances indésirables (nitrates, pesticides, …)
- Critères liés aux substances toxiques (arsenic, cyanure, chrome, hydrocarbure, …)
Contrôles

Le SEA assure une surveillance permanente par le biais de contrôles de qualité de l’eau à chaque étape : prélèvement, traitement et distribution. Plus de 1 000 analyses par an sont réalisées sur le territoire sur SEA, comprenant la recherche de près de 500 paramètres.
Pour chaque paramètre, une limite ou référence de qualité est fixé par la directive cadre sur l’eau à l’échelle européenne. En cas de non-conformité, des actions correctives sont immédiatement appliquées afin de rétablir la qualité de l’eau.
Les limites réglementaires sont inférieures aux valeurs sanitaires maximales fixées au niveau national et au-delà desquelles un risque sanitaire existe pour le consommateur.
Le Chlorure de Vinyle Monomère (CVM)
Le CVM est un composé chimique issu des conduites en PVC datées d’avant 1980 et pouvant être relargués dans l’eau distribuée. Cette pollution apparait après les processus de traitement de l’eau et ne peut être résolue que par la purge du réseau ou le remplacement de la canalisation en PVC instable.
Le SEA, ainsi que ses délégataires, organisent des campagnes annuelles de prélèvement et analyse de l’eau en extrémité des conduites identifiées comme à risques CVM.
Les pesticides et métabolites de pesticides
Résidus chimiques issus de l’agriculture conventionnelle, cette pollution nécessite un traitement de l’eau au charbon actif et la mise en place d’actions environnementales pour protéger la ressource.